Le Concert du Choeur et de l’Orchestre de Sciences Po

Après la Comédie Musicale hier soir et avant le Boutmy Rock Festival demain, le Calamar est allé jeter un coup de tentacule dans les entrailles du bâtiment René Rémond (amen, qu’il repose en paix et veille sur nous à jamais), où, dans l’amphi Jean Moulin, se tramait le second grand événement de cette SDA, le Concert du Choeur et de l’Orchestre de Sciences Po.
« Aïe », me suis-je dit tout de go, un concert de musique classique dans un amphi, qui plus est dans un amphi souterrain à l’architecture pré-soviétique (et plein d’amiante, probablement), j’avais peur que l’acoustique souffre de l’effet cave et que la qualité du spectacle en pâtisse.
Que les lecteurs qui n’ont pas été voir ce super concert se rassurent, rien de tout cela n’est arrivé, et mes oreilles ont été enchantées par la qualité du son délivré par l’orchestre, brillamment mené par Branislava Strizak.
Au programme de ce soir, Fauré (Pavane), et Mozart par deux fois avec sa Symphonie Parisienne et ses Nocturnes. En guise d’introduction, ces dernières nous titillent les oreilles et nous donne largement envie d’en entendre plus !
Un clarinettiste m’avait averti, la préparation n’était peut-être pas optimale. Gageons qu’il plaisantait, car excepté aux premières mesures de la Pavane de Fauré, où on sent un léger flottement, tout passe très agréablement au profane qu’était le Calamar ce soir. Le professionnalisme et surtout le talent des musiciens et de la chef aura fait la différence ! Oui professionnalisme, car pas question de badiner avec les conventions, SdA ou pas SdA, aussi pas question que la chef entende ses musiciens s’accorder, elle sortira donc entre chaque pièce et laissera l’accordage (accordement, … ?) aux soins de la chef de pupitre.
Après la merveilleuse balade vocale de Mozart, c’est donc Fauré que l’orchestre au grand complet (20 musiciens) nous interprète. Et là, pfiou, les petit pizzicati aux violoncelles et violons n’a laissé personne insensible en Jean Moulin. On a – sans rire – l’impression de marcher seuls, au clair de lune, dans un bois, en tout cas c’est l’effet que ça m’a fait, géant !
Mais tout ceci n’était que broutille avant la formidable Symphonie Parisienne de Mozart. Là, plus l’once d’une hésitation ou de flottement désormais, c’est un orchestre déterminé et enthousiaste qui nous prend littéralement aux tripes, et dont les accords majestueux, emphatiques, imposants et endiablés étaient un vrai bonheur et nous ont fait frissonner !
Ce fut donc court, trop court ! Cela ne nous empêchera pas de dire un grand merci à l’Orchestre, au Choeur, au BDA, à la SDA, et on fait une bonne grosse nuit de sommeil, car demain, plus mythique que Woodstock, plus généreux que le Live Aid, plus hype qu’un concert de MGMT, le Boutmy Rock Festivaaaaal !
Pour aller plus loin
- Pavane, de Fauré.
- La Symphonie Parisienne, Mozart.

Yabon poulet
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