Slumdog Millionaire

Ah l’Inde ! Ses taudis, ses monuments merveilleux, sa misère comme sa splendeur. Ses nouveaux riches aussi, qui ont fait fortune dans diverses affaires mais aussi grâce à … Who wants to be a millionaire !
C’est ce qu’a choisi de faire Jamal Malik, un petit serveur de thé dans un call-center de Mumbai. Sans la moindre chance a priori. Pourtant, ses bonnes réponses soulèvent des soupçons. Jamal se retrouve contraint de justifier toutes ses réponses, et pour cela il s’appuie sur ses souvenirs personnels.
C’est donc dans une triple narration que s’est engagé le nouveau film de Danny Boyle, récompensé par quatre Golden Globes. En choisissant d’intervertir des scènes du jeu, de l’interrogatoire et de la vie de Jamal, Boyle invente un triptyque très habilement employé pour vivre l’histoire.
Une histoire qui se veut le reflet de la vie de nombreux Indiens, et force est de constater que, sur ce point-là, c’est plutôt réussi. C’est un retour sur la vie de Jamal Malik qui est offert au spectateur, qui suit avec avidité les aventures de ce garçon venu de nulle part et qui cherche à se justifier. L’ensemble est très intelligent, et l’intrigue est excellemment menée sur les trois fronts jusqu’au bouquet final (que je ne révèlerai pas, bien entendu).
Au-delà de la vision plutôt fidèle de l’Inde qui est proposée, le film vaut pour l’histoire de ce jeune homme et la mise en scène soignée, quoique parfois trop “occidentale” de Danny Boyle. Mais c’est à coup sûr ce qu’Hollywood nous proposera de plus exotique cette année.
Si vous ne l’avez pas vu, allez-y car quelques mots ne suffisent pas à décrire de telles atmosphères.
Un film à conseiller à tous les amoureux de l’Inde et à tous les amateurs de bon suspense !

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